texte de présentation de l'exposition ’avants-propos’ oragnisée par Leonor Nuridsany
Avant le discours il y a la forme. Les artistes réunis ici, se démarquent autant dans la diversité des supports utilisés, que dans la richesse formelle.
Pourtant ils ont ceci en commun : le geste, direct incarné dans le motif, graphique, décoratif, littéraire. Ces signes offrent une première lecture, que les artistes s'empressent alors de contredire, d'enrichir. C'est vrai pour Armelle Caron, Julien Celdran, Astrit Greca.
Florent Boilley joue davantage sur la séduction des formes, qu'il maltraite avec application. Alors qu'Ophélie Bignon inscrit progressivement dans l'image filmée, des motifs obsédants. Tout deux s'unissant dans un singulier traitement des matières juxtaposées.
Les oeuvres présentées ici, pour la plupart réalisées cette année, témoignent d'une toute jeune création qui, sans détours, affirment déjà sa spécificité.
Née en 1978 et diplômée le mois dernier des Beaux-Arts d'Avignon, Armelle Caron, jongle avec les mots et les glissements de sens avec délectation. Un écran et des lettres sur fond monochrome, épelées avec neutralité, c'est ce que l'on voit ici tout simplement. Et pourtant tout se joue dans l'écart créé entre ce que le "lecteur" croit voir et ce que l'artiste compose. Dans la surprise et l'humour insinueux mais toujours bien trempé.'
Léonor Nuridsany